Archive pour le mot-clef ‘consommateur’

Crise : les bons plans pour mieux consommer et acheter malin

Jeudi 5 mars 2009

Revue de presse. Cette semaine, Le Parisien passe en revue les initiatives « anticrise »…

Les Français, après des années de consommation reine, se rendent compte qu’ils peuvent acheter plus malin, et surtout se contenter de moins. Sans être plus malheureux. Autre aspect positif de cette crise, un retour aux valeurs familiales, à la solidarité entre amis, entre voisins : on se garde mutuellement les enfants, on s’échange maisons ou appartements pour les vacances… On redécouvre que les restes peuvent être délicieux bien accommodés, une soirée spaghettis entre copains plus chaleureuse qu’un dîner au restau et que l’Auvergne peut offrir des vacances tout aussi dépaysantes que le pays le plus exotique au monde.

De son côté, Le Point publie un mode d’emploi de la vie low-cost…

Le consommateur français est devenu impitoyable. Informé, connecté, réactif, il traque tout ce qui est moins cher. C’est la nouvelle culture low cost. Voitures, logement, mais aussi golf, vins et voyages de luxe, tout est négociable. Le Point vous livre sa sélection des meilleures affaires.

Bonne lecture!

Le pouvoir d’achat en débat

Mercredi 9 avril 2008

On parle beaucoup ces temps-ci de baisse du pouvoir d’achat, de hausse des prix et de vie chère. Mais qu’en est-il réellement?

Selon l’INSEE, une personne sur 6 en France est aujourd’hui payée au Smic, soit environ 17% des salariés. Depuis le 1er juillet 2007, la valeur mensuelle du Smic à temps plein s’élève à 1280,07 euros brut, ce qui correspond à 1005,35 euros net.

En 2007, l’inflation des prix était de 1,5% en moyenne. Actuellement, elle est supérieure à 2% (+ 2,8% en janvier et février 2008). L’indice du coût de la vie (ICV) a augmenté de 5,4% entre 2005 et 2007.

Aujourd’hui, les salariés qui cumulent les emplois seraient plus d’un million en France, soit 1 salarié sur 20, selon l’Insee. Depuis 2003, leur nombre a augmenté de 13,5%…

Mais les chiffres font aujourd’hui débat. Entre perception et réalité, comment mesurer le pouvoir d’achat? Selon le sondage TNS/Sofres du début octobre 2006, l’évolution du pouvoir d’achat inquiète 42% des Français. 68% estiment que leur propre pouvoir d’achat n’augmente pas.

Entre novembre et janvier derniers, les prix des produits alimentaires ont connu en France des hausses allant de 5% à 48%, indique une enquête de l’Institut national de la consommation parue dans le numéro de mars de 60 millions de consommateurs.

Selon cette enquête, sur 1.055 références de produits laitiers et céréaliers, près de la moitié ont connu des augmentations de prix. Pour 200 produits, ces hausses sont même supérieures à 10%. Le mensuel note que l’envolée des prix des matières premières alimentaires (lait, céréales, oeufs…) ne peut être le seul élément à l’origine de ces hausses massives. Pour 60 millions de consommateurs, les augmentations des matières premières profitent avant tout aux industriels et aux distributeurs, dont les marges augmentent.

Une analyse partagée par les Français, indique un sondage mené par l’Ifop pour Dimanche Ouest France. Pour 44% des Français, l’origine des hausses des produits alimentaires est à trouver du côté des industriels qui fabriquent et transforment. Pour 40%, les responsables des hausses des prix sont les distributeurs. Seuls 2% estiment que les agriculteurs sont à l’origine de ces hausses.

Et vous, qu’en pensez-vous? Etes-vous confrontés à la hausse des prix quand vous faites vos courses?

Les nouveaux radins

Mercredi 9 avril 2008

Voici une sélections d’articles s’intéressant à la communauté des radins, ces aux nouveaux consommateurs qui aiment dépenser moins et consommer malin :

La communauté des radins

Mercredi 9 avril 2008
Cet article a été écrit à l’origine par l’auteur de ce blog pour l’encyclopédie en ligne Wikipédia.

Un radin est une personne avare et près de ses sous. Aujourd’hui, le terme de radins, moins péjoratif, caractérise une tribu de nouveaux consommateurs qui utilisent Internet pour acheter malin et faire des économies.

Définition

Historiquement, le terme « radin » désigne d’une manière péjorative une personne avare, c’est-à-dire qui a de l’argent mais refuse de le dépenser, même quand c’est utile. Le personnage a été caricaturé par Molière sous les traits d’Harpagon, dans la pièce de théâtre L’Avare, ou par Balzac dans son roman Eugénie Grandet. Le héros de dessins animés Picsou, créé par Carl Barks pour les studios Walt Disney, a également répandu une image négative du radin, celle d’un homme qui amasse et garde tout son argent.

Aujourd’hui, les radins forment une communauté de nouveaux consommateurs qui utilisent principalement Internet pour réaliser des économies et dépenser malin.

Cette tendance a émergé en France au début des années 2000, dans un contexte de baisse du pouvoir d’achat et de hausse des prix aggravée par le passage à l’euro. En 2001, un site spécialisé dans la vente de produits culturels d’occasion a lancé une campagne de publicité autour du slogan « Devenez radins ».

Internet a donné naissance à une communauté de « nouveaux radins » qui s’en servent pour comparer les prix, recevoir des échantillons gratuits, profiter de bons d’achat et de réduction, gagner des cadeaux ou des produits gratuits, imprimer des offres de remboursement, profiter de prix dégriffés, participer à des ventes privées, bénéficier d’offres gratuites, etc. Face à la vie chère, les radins sont aussi devenus des adeptes des magasins hard-discount et du low cost. Symbole de la culture du gratuit, Internet a amplifié le phénomène traditionnel des « bons plans » et des bonnes affaires autour de sites proposant des astuces pour dépenser moins.

Un nouveau mode de consommation

Le « nouveau radin » n’a pourtant plus rien d’un Harpagon. Il est désormais responsable, engagé, et paradoxalement, plus généreux. Consommacteur avisé, il favorise le recyclage et la récupe, pratique le troc ou l’achat-vente entre particuliers et prône le système D comme mode de vie. Il veut donner du sens à ses achats et s’interroge sur la logique de nos sociétés d’hyperconsommation. Ce consommateur d’un nouveau genre défend des valeurs de partage et échange ses bons plans sur Internet, au sein de la communauté des radins, à travers sites et forums spécialisés.

Les plus militants d’entre eux, écolos, altermondialistes, se reconnaissent dans la mouvance des casseurs de pub, des freegan, ou de ceux qui prônent la « décroissance », c’est-à-dire la réduction globale de la production et de la consommation des pays riches. Ils se placent ainsi dans la lignée de la « simplicité volontaire », un mouvement né au milieu des années 1980, aux Etats-Unis, et qui incite à travailler, gagner et dépenser moins pour vivre plus heureux.

Remarques

Cependant, le radin est encore parfois mal perçu en société. D’un point de vue psychologique, l’avarice peut détruire ceux qui souffrent d’une relation trop difficile avec l’argent. On peut aussi s’interroger sur le paradoxe d’une tendance issue de la société de consommation, au moment où ces « nouveaux radins » intéressent de plus en plus les distributeurs et les publicitaires, pour qui ils constituent désormais une véritable cible marketing.